juin 11, 2012

Cicatrice chéloïde : Il s’agit d’une grosse et disgracieuse cicatrice due à une prolifération exagérée et à une inflammation du tissu fibreux situé sous la peau. Nécroses :Mort des cellules constituant un tissu. La nécrose peut toucher les cellules de la peau, mais aussi les cellules du cartilage, lors d’un piercing. C’est une séquelle irréversible. Prurit : Et enfin, appartenant à la fois aux risques allergiques et cutanés, citons le prurit ou démangeaisons de la peau localisée ou généralisée. Dans de nombreux cas, cette réaction inflammatoire de la peau nécessite un traitement par corticothérapie de plusieurs jours. Si la meilleure façon de se prémunir contre ces risques est de ne pas faire de piercing ou de tatouage, il est aussi recommandé de bien surveiller la zone piercée ou tatouée afin de consulter dès les premiers signes. Et enfin, il existe des zones plus à risque que d’autres : l’atteinte des muqueuses sexuelles est fortement déconseillée. Le perçage des cartilages est également plus à risque.

 INGRÉDIENTS ALLERGÈNES DANS LES TATOUAGES ET LES COSMÉTIQUES

Des alertes ont déjà été lancées vis-à-vis des tatouages au henné de couleur noir, car ils peuvent contenir une substance à l’origine de réactions allergiques : la paraphénylène diamine (PPD). Cette substance allergène se retrouve aussi dans certains produits cosmétiques, et n’est pas la seule susceptible de provoquer des allergies de contact.

Des allergènes illégaux dans les cosmétiques

Les cas d’allergies de contact à la paraphénylène diamine (PPD) continuent à augmenter. Cette molécule est utilisée illégalement pour donner la couleur noire à certains tatouages au henné. Mais la PPD est encore utilisée en toute illégalité dans quelques produits de maquillage, comme certains ricils ou crayons à sourcils et dans certaines colorations capillaires. Ces teintures peuvent être responsables d’eczéma des paupières et de conjonctivite sévère. Pour en revenir aux tatouages, certains signalements ont mentionné la présence de métaux lourds (nickel, cobalt) dans les préparations pour tatouage. Parfois aussi, le henné a lui-même été identifié comme le déclenchant de l’allergie de contact. Concernant le nickel, qui fait partie des métaux lourds, et qui à ce titre s’accumule définitivement dans l’organisme sans que celui-ci ne parvienne jamais à l’éliminer, des cas d’eczéma de contact au nickel ont été signalés chez des utilisateurs intensifs du téléphone portable (au niveau de la joue, à proximité de l’oreille et sur le pavillon).

Les hydrolysats de blé sont aussi responsables d’allergies de contact

Les hydrolysats de blé (fragments protéiques obtenus par hydrolyse) sont de plus en plus utilisés comme source de protéines. Aujourd’hui, ils remplacent souvent les protéines d’origine animale dans les cosmétiques et dans l’alimentation. Or ils sont responsables de réactions d’hypersensibilité immédiate et d’eczéma de contact. On les trouve sous la dénomination internationale : Hydrolysed wheat protein, dans des produits de maquillage pour les yeux, des vernis à ongles, des sprays pour cheveux ou encore des gels douches.

En pratique

En cas de réaction, il faut consulter son médecin, lequel pourra orienter vers un dermatologue ou un allergologue afin de déterminer l’origine de l’allergie. Les tests réalisés avec les produits du patient étant très utiles, il est recommandé de conserver tous les produits suspects. L’éviction sera la conduite à suivre une fois l’allergène identifié. Il faudra alors chercher des alternatives en collaboration avec son médecin.

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